Exposition HOSTIPITALITÉ

L’Echiqueté (2012) de Olive Martin & Patrick BernierPatrick Bernier & Olive Martin, L’Echiqueté, 2012 © Patrick Bernier & Olive Martin

Vernissage jeudi 22 janvier / 18h30 - 21h
Exposition du 23 janvier - 21 mars 2015

L’Iselp 31 bd de Waterloo 1000 Bruxelles www.iselp.be
Ouvert du lundi-samedi / 11h-18h30
Entrée libre

Journée d’études    Jeu d’échecs et éducation 
   organisée par la Fédération Échiquéenne Francophone de Belgique

Tournoi d’échecs et d’Échiqueté en présence des artistes Olive Martin et Patrick Bernier, 
en collaboration avec le Club d’Échecs Les Deux Fous du Diogène

Vendredi 20 février 2015

Dans le cadre de l’exposition Hostipitalité (23 janvier au 21 mars 2015), L’Iselp accueille une installation inédite des artistes Patrick Bernier et Olive Martin qui conjugue de manière inédite deux de leurs œuvres, L’Echiqueté (2012) et le Déparleur (2012).

L’Echiqueté (2012), une variante féérique du jeu d’échecs, sera exposé ensuite en 2015 dans le pavillon belge de la Biennale de Venise (pavillon Personne et les autres, Vincent Meessen).

L'Echiqueté (2012) est un jeu d'échecs remanié dans sa forme et dans ses règles. Les spectateurs sont invités à jouer selon les règles habituelles des échecs, mais à un détail près : au lieu de disparaître, les pièces prises se combinent. En effet, les pièces, constituées d’une partie haute et d’une partie basse que l’on peut dissocier, s’hybrident au moment de chaque prise – elles « s’échiquètent » en entités mixtes, faisant apparaître sur l'échiquier des pièces à la fois noires et blanches. La partie se poursuit alors, en présence de ces nouvelles pièces qui, dès lors, participent des deux camps. Au cours de la partie, un troisième joueur peut prendre en charge les pièces « échiquetées », qui deviennent alors autonomes et vulnérables.

 

« L'Echiqueté a été présenté pour la première fois à Nantes en 2012. Depuis, un sentiment n'a fait que s'affirmer au fil des expositions, de la transmission de la règle et des parties jouées : L'Echiqueté, variante du jeu d'échecs, s'appréhende en y jouant ou en regardant activement y jouer.
On peut bien sûr avoir une première compréhension intellectuelle, par la simple lecture des règles ou de ce texte de présentation. On comprendra que toute capture y est une entre-capture, que toute prise affecte chacun des deux camps. On pourra même, comme nous le faisions nous-mêmes dans le premier dépliant de présentation du jeu, projeter dans ces pièces bicolores qui apparaissent au cours de la partie au gré des prises, une figure écartelée -quasi-synonyme d'échiqueté dans le vocabulaire héraldique - entre deux camps antagonistes.
Mais ce qui échappera, ce qui nous avait aussi échappé d'une certaine manière de prime abord, c'est ce que l'apparition de ces pièces provoque chez des joueurs engagés dans un but qui reste le même -mater l'adversaire-, et ce que leurs réactions suscitent chez les kibitzers, les spectateurs et commentateurs de leurs parties.
Quelles résistances à la règle, quels bouleversements dans les stratégies ? Comment, par exemple, s'arranger avec ce fait irritant qu'on ne puisse prendre une pièce qui paraît nous menacer, parce qu'elle est nôtre en même temps qu'adverse ? Comment accepter qu'un troisième larron vienne reconfigurer le jeu en décidant en cours de partie de constituer les pièces échiquetées en camp autonome ?
Et voilà le noble jeu discret qui se pare d'exclamations, le dialogue muet et concentré se fait discussion animée et imagée, prête à être saisie par cette chambre d'enregistrement textile que nous avons nommé après Edouard Glissant, Le Déparleur. Nous y avons tissé les plateaux de jeu, nous y tisserons les parties. La bande de tissu en sortira phylactère crypté de ces conversations échiquetées, de ces « déparlures », pourrait-on oser. »

Olive Martin & Patrick Bernier

RÈGLES DE L’ÉCHIQUETÉ

Les pièces, leurs positions initiales et leurs déplacements sont les mêmes que dans le jeu d’échecs classique ; mais au fil de la partie apparaissent des pièces d’un nouveau genre : lorsqu’une pièce est capturée, au lieu de disparaître de l’échiquier, elle se combine avec la pièce qui l’a prise pour se transformer en une pièce noire et blanche qui participe des deux camps.
La partie se déroule potentiellement en deux phases. La seconde n’a pas toujours lieu.

• Phase 1

  1. En lieu et place des deux protagonistes de chaque prise apparaît une pièce dite “échiquetée” qui adopte, au choix du joueur qui a effectué le coup, la nature du capturant ou du capturé.
  2. Ces nouvelles pièces sont constituées d’un pan de chacune des deux pièces -la couleur du pan porteur de la figure est indifférente- et sont notées ‘É’ : par exemple, Fg5xCf6=CÉ, signifie que de la prise du Cavalier par le Fou sur la case f6, il résulte un Cavalier échiqueté placé sur cette case.
  3. Les pièces échiquetées appartiennent au joueur ayant le trait, et peuvent donc capturer des pièces du camp adverse (le point 1. s’appliquant). Elles se déplacent comme aux échecs orthodoxes.
  4. Les pièces échiquetées ne peuvent pas être capturées, puisque cela reviendrait à une auto-capture.
  5. Afin de ne pas inutilement compliquer les règles déterminant la fin de partie, le roi ne se transforme pas lors d’une capture.
  6. Il n’est pas permis de défaire un coup échiqueté, c’est à dire d’effectuer le déplacement exactement inverse avec la pièce utilisée par l’adversaire.
  7. Un pion capturé sur sa rangée de départ garde le droit d’avancer de deux cases.
    Un pion échiqueté parvenant sur la seconde ou septième rangée n’a pas cette faculté.

• Phase 2

  1. Au cours de la partie, un troisième joueur peut décider de prendre en charge les pièces échiquetées. Elles deviennent alors autonomes et vulnérables. Les tours de jeu comptent trois coups, les coups des pièces échiquetées s’intercalant selon le moment initial de leur prise en charge par le troisième joueur. B, N, É si la décision a été prise après un coup noir, B, É, N si elle l’a été après un coup blanc. La prise d’une pièce blanche ou noire par une pièce du camp opposé ou échiquetée donne naissance à une autre pièce échiquetée. Le camp échiqueté peut mater l’un ou l’autre roi et doit éviter de disparaître.
  2. A défaut d’un troisième joueur ou avant qu’un troisième joueur ne se décide, un des deux joueurs peut choisir de contrôler le camp échiqueté. Dans ce cas, l’autre joueur se retrouve à la tête de toutes les pièces monocolores, rois y compris. Le camp échiqueté peut mater l’un ou l’autre roi et doit éviter de disparaître.
  3. En phase 2, les pions échiquetés peuvent avancer dans les deux directions, et se promouvoir à la fois sur les rangées 1 et 8.
    Cette règle a été imaginée par Patrick Bernier et affinée avec le concours de Benjamin Auder.

Le site pour tester le jeu d'Olive et Patrick est en ligne : www.echiquete.info

Voici les diagrammes avec énoncés et solutions.
Ils correspondent à la phase 2 du jeu, la phase où les pièces échiquetés se sont constituées en camp autonome.

 Echiquete-diagramme1

Double mat aidé :
blancs et noirs jouent et aident les échiquetés à les mater en 1 coup
(dame échiqueté en b5)

Solution : 1.Td1, Cxc2=pÉ, cxd1=CÉ## (promotion du pion échiqueté en cavalier échiqueté)

 

Echiquete-diagramme2

triple pat aidé :
blancs et noirs jouent et aident les échiquetés à paralyser totalement la situation.
(pas de pièce échiquetée sur le diagramme, les échiquetés jouent dès qu'il le peuvent)

solution :
1. Cb4, c6
2. Ff8, Txf8=FÉ, FÉxb4=CÉ
3. Rc3, c5, CÉxc2=pÉ===   

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